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Le Boutre

Longueur hors tout:
15,50 m
Largeur:
4,65 m
Tirant d’eau:
0,85 m
Matériau des voiles:
coton
Surface de voiles:
140 M2
Poids:
environ 18 tonnes
Capacité de charge:
20 tonnes
Une sérénité millénaire pour ces bateaux d'un autre âge

Les boutres sont des bateaux d’origine arabe. Leur histoire extraordinaire remonte à plus de mille ans, et le royaume de ces bateaux sortis de la nuit des temps s’étend du sud de l’Inde jusqu’au Nord Ouest de Madagascar en passant par le Yémen, Djibouti, Le Kenya, La Tanzanie, et enfin, Les Comores.

     
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Ce sont des bateaux solides et bon marcheurs, destinés au transport ; et leur faible tirant d’eau leur permet, comme les pirogues, de se faufiler partout. Ils sont larges (environ 1/3 de leur longueur), bien défendus sur l’arrière, leur étrave est pointue, et ils portent une (ou deux) voile(s) triangulaire(s) (un peu comme les voiles latines) appuyée sur un (ou deux) mât(s) considérablement incliné(s) vers l’avant. C’est d’ailleurs la forme de cette voile qui conditionne l’appellation boutre. Encore très présents sur les mers du Golfe d’Aden et de « la corne d’Afrique » jusqu’en 1970, les différentes variantes de boutres n’ont pu résister à la course au progrès, et ils ont aujourd’hui, quasiment disparu au profit de coques en bois motorisées.
Insensible aux grands bouleversements économiques de la fin du vingtième siècle, le Nord Ouest de Madagascar est la dernière région au monde où des centaines de boutres naviguent encore exclusivement à la voile.
Aujourd’hui encore, à Nosy Be, le spectacle de ces voiles aux formes de plumes d’écrivain fait partie intégrante de notre paysage marin. Leur omniprésence dans le décor pourrait presque nous faire oublier la magnifique valeur culturelle que représentent ces bateaux fabuleux.

Autrefois trafiquants d’esclaves, d’armes, de perles et d’or, ces navires tout droit sortis d’un conte des mille et une nuits, se sont lentement adaptés à l’histoire particulière de Madagascar. Ainsi, au fur et à mesure, ces véritables camions des mers se mirent au service d’une nouvelle économie, et, encore de nos jours, ils transportent à la voile tous les matériaux traditionnels de construction qui sortent de la brousse (feuilles de ravinala pour la confection des murs et des toits, raphia, poteaux de palétuvier, madriers, chevrons et planches de bois durs), mais également, du riz, des noix de coco, des oranges, des bananes, des poissons séchés, des zébus, des chèvres et des poulets.
A l’aube du troisième millénaire, les boutres participent en fait encore très activement au développement économique de l’île de Nosy Be.
Karakory en Sakalava signifie : alors, hein, qu'est-ce t'en dis?

Notre boutre s’appelle « KARAKORY », et il a été construit dans les îles Radamas, au bord d’un lagon, à quatre vingt dix kilomètres au sud de Nosy Be. Entièrement réalisé à la main par un maître charpentier Sakalava et son aide, sa construction dura plus de cinq ans. Tous les bois utilisés représentent une référence en matière traditionnelle. Sa mise à l’eau nécessita une grosse fête et six cent personnes, le sacre de cinq zébus, plus de sept cent kilos de riz ainsi qu’une quantité non négligeable de vin de palme et autres rhums locaux. Bref, le Canal du Mozambique peut être fier aujourd’hui de porter sur son dos un des plus beaux boutres de Madagascar.

Ils vont jamais nous croire

Tout a été conçu à bord pour porter vos rêves au delà des normes. Le confort ludique qui caractérise nos prestations en général y est plus grand que sur les pirogues ; tapis, espace, ombre généreuse, plateaux arabes, thé et coussins safran font partie du décor quotidien.

A l'heure de l'apéro à bord du boutre

Le boutre nous plonge plus facilement dans les « Contes Des Mille et Une Nuits » , l’effet Shéhérazade est garanti. Cependant les activités tant à terre qu’en mer sont exactement les mêmes que dans un circuit en pirogue.