La population locale

Les Sakalava vivent sur l’ensemble de la côte Ouest et Nord-Ouest de Madagascar. De nos jours, ils sont encore structurés en royautés délimitées sur des territoires de 40km sur 30km environ. Chaque territoire est placé sous l’autorité traditionnelle d’un roi, d’une reine, d’un prince ou d’une princesse.
Ce pouvoir traditionnel concerne principalement les rapports entre les hommes et le sacré. Chaque souverain est entouré d’un « ministre », d’un « porte parole » et d’un « astrologue ». Ce sont ces trois personnes qui déterminent les jours fastes pour tel ou tel rituel. Ils garantissent la pérennité de l’authenticité traditionnelle.

Les Sakalavas croient en un dieu unique créateur de toute chose, Zanahary.Pour rentrer en contact avec Zanahary afin de lui demander aide et protection, il existe de nombreux lieux sacrés représentés par des arbres ou des rochers remarquables. Ces sortes de « cabine téléphonique divine » sont entourés d’interdits divers conférant à ces lieux étranges une dimension hautement sacrée et donc hautement respectée.

Paradoxalement, l’intérêt des ethnologues s’est rarement porté sur cette population côtière jugée trop islamisée. Pourtant cet islam n’est qu’un vernis culturel concernant exclusivement la famille royale quand elle est face à la mort ainsi que le monde très particuliers des propriétaires de boutre d’origine arabe. En clair, il y a bien peu de mosquée et beaucoup d’arbres sacrés.
Aux portes du troisième millénaire, le Nord-Ouest malgache demeure globalement extraordinairement préservé car il est pour l’essentiel, totalement coupé des voies de communications routières.
Physiquement, les Sakalava du Nord-Ouest ont des origines Swahili, Somalienne et Yémen marquées. Ils détestent la violence sauvage mais ils aiment la douceur, la tranquillité, la danse, la fête et l’humour au deuxième degré. La langue française est peu pratiquée, mais le sourire et l’extrême gentillesse de ce peuple méconnu remplace aisément ce handicap.