Croisière 6 jours au large de Madagascar

Entre Grande Terre et iles Radama

Nosy Be vers Anjiabe

Rendez vous à 6h45 dans nos locaux au bord de la plage pour un petit déjeuner sympa. Nous quittons Nosy-be pour la petite île d’Ankazoberavina (1h45 de traversée tranquille). Baignade, plongée apnée et dé couverte du monde sous marin particulièrement riche, varié, gentil et coloré. Puis après une courte traversée, atterrissage à Anjiabe, longue plage de 3 Km bordée pare une cocoterais semi- abandonnée, un site aux marées basses extraordinaires. C’est là que nous bivouaquons. Après un apéro et un repas de fruits de la mer, sieste, baignade, farniente, mais également, pour ceux qui le désirent, ballade pédestre afin d’observer les nombreuse espèces d’oiseaux, pour la plupart endémiques concentrées dans cette cocoteraie clairsemée où la nature sauvage reprend progressivement ses droits. Familiarisation avec un milieu étonnant qui ne va pas cesser de changer au cours des jours suivants. Coucher du soleil, apéro, repas…Et bonne nuit !

Anjiabe vers Ambatofotsy

Nous nous levons vers 6h00 pour profiter de petit déjeuner dans la douceur du matin. Vers 8h00 nous remontons l’ancre, et nous voilà repartis. Cette fois ci nous partons à la rencontre d’un « grand village » de brousse et de ses habitants. Mais nous n’ y serons que dans quelque heures. En attendant, et si le vent le permet, nous envoyons les voiles, puis nous plongeons ( en apnée uniquement) quelque part en cours de route sur un des nombreux site que nous choisissons en fonctions des circonstance( marée, vent, limpidité de l’eau, niveau de chacun,etc…). sur le site de plongée c’est également l’occasion de pourvoir à nos compléments alimentaire par tous les moyens. La chasse sous marine pour ceux qui le désirent, mais aussi la pêche à la palangrotte qui donne souvent l’occasion de manger de très bon « tapas ».
Mais le temps passe, et le soleil est déjà haut. La brise thermique de « la renverse » commence à rider la surface de cette mer calme ;il faut partir. Voile ou moteur, c’est en fonction de l’esprit du groupe mais également en fonction de l’intensité et de la direction de cette brise qui sera notre compagnon ( allié ou non, mais jamais méchant), durant tout notre voyage. Nous arrivons à Ambatofotsy vers midi à 14h00 (vent fort…vent faible…moteur…). Installation du camp au bord de la longue plage au cœur du village. Nous profitons de l’ombre salutaire d’une sorte de carbet traditionnel ( maison en fibre végétale sans mur). Les Sakalavas de cette région forment un peuple extrêmement gentil et rieur. Ils ne connaissent que très peu le tourisme et restent très près de leurs traditions simples, souples, et vivent. Ils n’ont pas l’habitude des « Vazaha » en maillots de bain, aussi « tenue correcte »recommandée. Les lémuriens diurnes traversent souvent ce village en fin d’après midi et une autre espèce nocturne s’amuse souvent à voler le vin de palme qui coule des fleurs des cocotiers juste au dessus de nos têtes à la vallée. Madagascar prend de la dimension ….Nous nous promenons dans un univers où les roses et les verts soulignent poétiquement l’immensité paisible que nous devinons maintenant. La douche à encore changé de style, la couleur de soleil aussi ; Tranquillement, chacun commence à renter dans le voyage et la culture spécifique de cette région très peu connue. Repas, discussions et….douce nuit.

Ambatofotsy vers l’île d’Ambariopotaka

Levés avec le soleil, comme d’habitude. Vers 8h00 nous embarquons pour découvris une île de l’archipel des Radama. La traversée est courte ( 1h00) et nous plongeons au bord de lagon sauvage de cette île haute et majestueuse. Comme le contenu de notre assiette dépendra de la réussite de notre chasse / pêche, nous y passons une bonne heure et demi. Encore une fois, les fonds coralliens (à 2 ou 3 mètres de profondeur seulement) sont différents, nouvelles structure coralliennes, autres couleur, autres espèces de poissons…Puis, en fonction des heures de la marée, nous nous faufilons à l’intérieur de ce jeune » lagon et nous jetons l’ancre au bord d’une superbe plage de sable blanche. Cocotiers, construction de boutre et de pirogues selon des rites séculaires. Nous entamons notre vingt et unième siècle, mais rien ne semble avoir chargé pour les quelques habitants de ce petit paradis. Tout le monde a pris sa place dans notre voyage, et chacun savoure à sa manière les heures qui passent. Les activités se partagent entre balade pédestre, baignade, plongée apnée et farniente. Première nuit dans les Radama, nos rêves blottis au creux du cœur, confiants, nous nous endormons.

Nosy Ambaripotaka vers Nosy Antanomora

Nous embarquons vers 8h00 pour, à la voile ou à moteur, descendre un peu plus vers le sud. L’objectif est une autre île, Antanimora (cela signifie « l’endroit facile… ») que nous voyons au loin et que nous atteignons 1h30 plus tard. Plongée pour le plaisir et pour le repas au bord du récif de ce lagon encore différent de tout ce qu’on a vu. Puis en fonction de la marée, nous rentrons plus ou moins profondément à l’intérieur de ce lagon lumineux. Le camp est cette fois ci sous un grand amandier tropical au bord d’une immense plage de sable blanc. Le parfum est océanique, la plage est sauvage…le blanc et la lumière domine…de curieux petits oiseaux courent au ras de la marée…nous sommes sur l’île la plus avancée vers l’Afrique. La nature semble plus aride, et pourtant nous nous baignons dans une source d’eau limpide , sous l’œil attentif d’un martin chasseur ou d’un gobe mouche du paradis. A ce stade du voyage chacun fait ce qu’il lui plait, entre mer et balade vers le sommets ( 146 mètres…) ou autour de l’île. Nous retrouvons nos rituels du soir pour une nuit dont le contenu, comme souvent, dépendra de l’histoire de notre journée. Nous ne sommes plus tout a fait les mêmes qu’il y a quatre jours; l’âme de ce pays nous semble plus proche, mieux dessinée Bonne nuit ! et vivement demain !

Nosy Antanimora vers Ambariomena

Après le petit déjeuner habituel et le chargement du boutre ou de la pirogue, nous partons pour environs trois heures de traversée et une heure de plongée ou pêche avant d’arriver en fin de matinée à Ambariomena. C’est une sorte de fiord malgache tranquille comme un lac, bordé de petites plage de sable orangé, dominé par une forêt abrupte elle-même sillonnée par des langue des grés rosé. Ce bras s’enfonce ensuite profondément dans un dédale de palétuviers pour finir en rivière aux pieds de monts couverts de forêt primaire. Nous installons cette fois notre camp remontons plus ou moins profondément un bras de mer…l’eau se fait de plus en plus mince au milieu de cet enchevêtrement de mangroves surréalistes…la vie, pourtant intense, se fait discrète…tout ou presque est nurseries ici…tout est étrange, fragile ! Nous rentrons dans la lumière rasante du crépuscule qui illumine des roses et des verts à n’en plus finir. Le soir et impression sur ce lieu qui regarde passer les boutres, les pirates et les aventuriers de tout bord depuis des siècles….sans rien en dire….Faites de beaux rêves !

Ambariomena vers Antsoa puis vers Nosy Be

Départ le matin pour Nosy-be qui n’est plus qu’à 60 kilomètres, mais on va y aller en douceur. Nous rejoignons tout d’abord une petite île au bord d’un cap s’ouvrant sur l’immense baie de Nosy-be. Nous y jetons l’ancre et l’activité se partage entre la plongée et farniente, et « l’exploration » d’une petite plage de quelques mètres carrés. Nosy Antsoa, est la pure île de Robinson et il vaut mieux y passer quelques heures que quelques années ! Nous mangeons à bord puis, vers 14h00 nous envoyons nos lourdes voiles de coton. Le vent est bon (comme souvent à cette heure ci, gageons le !), et en fonction de sa force nous faisons tout le trajet à la voile ou seulement la fin. De toutes façons nous devons arriver vers le coucher du soleil, et c’est ce que nous ferons. Le paysage qui s’offre à nos yeux est splendide….et nous continuons ainsi….tranquillement notre histoire…jusqu’au coucher du soleil. Bon atterrissage !!

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