Exemple Croisière 11 jours à Madagascar

Nosy-Bé / Anjiabé

Nous embarquons à bord d’un boutre Sakalava ou d’une grande pirogue traditionnelle à voile (en fonction de votre choix ! ) pour partir à la découverte d’une région où la mer représente la seule voie d’accès. Rendez-vous à 6h45 dans nos locaux au bord de la plage pour un petit déjeuner sympa. Nous quittons Nosy Bé pour la petite Île d’Ankazoberavina (1h45 de traversée tranquille). Baignade, plongée apnée et découverte d’un monde sous-marin incroyablement riche et varié, gentil et coloré. Puis après une courte traversée, atterrissage à Anjiabé, longue plage de 3km
bordée par une cocoteraie semi-abandonnée, un site aux marées basses extraordinaires. C’est là que nous bivouaquons. Après un apéro et un repas de fruits de la mer, sieste, baignade et pour ceux qui le désirent, ballade pédestre pour observer les nombreuses espèces d’oiseaux, pour la plupart endémiques à Madagascar. Couché de soleil, apéro, repas… Et bonne nuit !

Anjiabé / Antambao

Départ matinal pour deux à trois heures de traversée, longeant une côte splendide au relief varié et boisé. Nous plongeons en cours de route sur un site tout à fait différent de la veille. Puis, à la voile ou au moteur, nous poursuivons notre voyage vers Amtambao. Il s’agit d’un bras de mer apparemment inaccessible car barré à marrée basse par des bancs de sable. La poésie de l’endroit est indescriptible. Nous bivouaquons au bord d’une lagune sur un promontoire sableux planté d’arbustes et de cocotiers. La forêt typique de cette région est là, juste à coté. Derrière, en retrait, un marais où il est facile d’observer les hérons chevelus, pigeons verts, falculies mantelées, pintades sauvages, sarcelles et râles de Cuvier. A partir du site, deux bras de mer serpentent entre les palétuviers vers l’immensité forestière et… les crocodiles. L’après-midi, baignade ou petite ballade aux alentours du village voisin. Le soir, apéro, repas et excellente soirée à la lumière des lampes tempêtes.

Antambao

Lever free (pour une fois!) sauf pour ceux qui veulent observer la pintade mythrée dans ses déambulations matinales. la journée s’organise en fonction de l’esprit et de l’envie du groupe : Grande balade aux alentours, reconnaissance de rivière (en fonction des heures de marée), visite d’un autre village, plongée, pêche, farniente, etc…

Antambao / Nosy Ambariopôtaka

Départ en fonction de la marée, plus ou moins tôt le matin, vers l’Île la plus au Nord de l’archipel des Radama. (1h3O de traversée). Nosy Ambariopôtaka culmine à 166 mètres d’altitude et compose un paysage nouveau. le sable blanchit et nous bivouaquons face à l’immensité océane du canal du Mozambique. Juste à côté, un petit hameau et une ou plusieurs coques de boutres en construction reposent sur un lit de pervenches roses’ et blanches. André, le charpentier Sakalava les construit selon des traditions séculaires. le tout est bordé par un lagon de rêve et un bout de forêt primaire sur son versant opposé. Plongée sous-marine, ballade pédestre dans l’Île, farniente.

Nosy Ambariopôtaka / Nosy Berafia

Après un lever bien matinal, nous nous rendons vers Nosy Berafia (45min), la plus grande Île de l’archipel des Radama (2500 ha). la moitié Sud est couverte de plantations plus ou moins abandonnées (café, poivre, ylang-ylang, piment), elles mêmes dominées par de grands arbres ombriers. Des chauves-souris énormes et frugivores par dizaines, des pigeons verts, des parfums enivrants, la maison coloniale du « commandeur » de cette ex-concession et un grand village. Tout pour nous plonger dans un charme exotique et colonial des années 20. Plongée sur un site encore différent et très riche. Visite d’une ancienne et petite distillerie de brousse. Découverte de cette Île étonnante à pied. Réassortiment de quelques unes de nos bases alimentaires.

Nosy Berafia / Nosy Antanimora

Embarquement le matin vers cette Île isolée dont le nom signifie en malgache « la terre facile ». Souvent déserte, Antanimora est parfois habitée par des plongeurs de concombre de mer II qui l’espace de quelques jours, jettent sur cette Île une ambiance de chercheurs d’or. leurs sourires et leurs cheveux blanchis par le soleil salé du large, en disent long sur leur vie de nomades des mers. Nous nous promenons dans cette curieuse atmosphère, le long des filaos (conifères tropicaux) et nous escaladons des pentes herbeuses dont les aloës épars et les bouquets de manguiers placent notre imagination confondue entre Afrique et Mexique… le panorama est grandiose et troublant. Plongée et
pêche sous-marine aux abords de l’île. Ballade et escalade sur les hauteurs.

Nosy Antanlmora / Ankatafa

Levé du soleil sur ce paysage grandiose que nous avons contemplé hier. Nous organisons la matinée en fonction des contraintes du circuit: quête de nourriture, réapprovisionnement en eau, lessive, promenade, baignade, farniente… Nous partons l’après-midi vers le village d’Ankatafa. Normalement nous avons du vent et le trajet dure 2 heures environ à la voile. Arrivée en fin d’après-midi dans un cadre apparemment moins idyllique. Fini le sable, place aux galets et aux palétuviers. nous campons dans le village, légèrement en retrait de la mer. Nous venons de changer de monde, nous sommes dans l’univers des « tanety » , sortes de collines qui, comme des vagues semblent partir à l’infini. la forêt parait absente, mais faisons confiance au guide; nous allons découvrir les secrets jalousement gardés par ces collines austères. Apéro, repas… Bonne nuit.

Ankatafa

Vers 6hoo, nous partons en randonnée dans la région. Ici, la forêt et les rizières courent sur des kilomètres entre deux collines. Véritables touffes de verdure minces et longues qui abritent quantités de pintades, pigeons verts, rapaces et autres oiseaux plus discrets. les Sakalava de cette région sont différents de leurs voisins plus au Nord. Plus réservés, ils vivent dans un monde plus âpre, moins simple, et l’immensité omniprésente qui les entoure les a façonné à l’image des palétuviers: souples et humbles. l’après)midi se déroule en fonction de ses rencontres et ses envies car à ce stade de notre voyage, nous sommes vraiment ensemble dans la même histoire…

Ankatafa / Tsangazira

Nous embarquons de bonne heure vers le Nord pour passer la partie Est du bassin des îles Radama. Nous plongeons en cours de route sur des sites étranges dont le corail ressemble à des roses des sables… En fonction de la pêche, nous reprenons notre route plus ou moins tard dans la matinée vers Tsangazira. Il s’agit d’une plage tranquille bordée de cocotiers aux abords d’un petit village tranquille. les gens y cultivent du riz, du manioc, du maïs et leur gentillesse est encore une fois une bouffée d’espoir dans ce monde. la région est montagneuse, ce qui offre des points de vue faciles d’accès et magnifiques sur l’archipel des Radama.

Tsangazira / Ambariomena

Départ le matin et plongée en cours de route (2 ou 3 heures de traversée). Arrivée en fin de matinée à Ambariomena, sorte de fjord malgache tranquille comme un lac bordé de petites plages de sable orangé, dominé par une forêt abrupte sillonné par des langues de grès rosées. Ce bras s’enfonce ensuite profondément dans un dédale de palétuviers pour finir en rivière aux pieds de monts couverts de forêt primaire. Nous installons notre camp dans un petit village adorable et, en fonction des marées, l’après-midi, nous remontons le bras de mer en pirogue ou nous
nous promenons à pieds dans ce lieu où les verts et les roses chantent haut l’harmonie. le soir apéro, repas sous les étoiles et bonne nuit, bercés par les sons du village.

Ambariomena en passant par Marotony vers Madirokely (Nosy Bé)

Départ de bonne heure comme d’habitude pour une journée pleine de surprises. Nous plongeons en cours de route pour nous rafraîchir et attraper éventuellement de quoi faire une gourmandise. Nous en profitons pour voir ce que nous n’avions pas vu à l’aller. La baie qui abrite le beau village de Marotony (  » beaucoup d’arbres sacrés personnels  » en langue Sakalava ) nous retiendra une heure ou deux en fonction de nos envies et de la marée…Nous mangerons au bord d’une île aux dessous magnifiques, histoire de graver un peu plus profondément dans nos mémoires ces merveilleuses couleurs sous marines. Vers 14 h00 nous enverrons les voiles pour parcourir les trente kilomètres qui nous séparent de Nosy Bé. Des heures savoureuses au milieu d’un paysage grandiose…le bruissement de l’eau contre le flotteur, le chant de l’étrave … entre ciel et mer, mi oiseau et mi bateau, poussés par les rayons dorés d’un soleil couchant toujours différent nous rejoindrons Nosy Bé vers 17h00.

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